samedi 31 décembre 2016

dimanche 9 octobre 2016

Belle rencontre en Belgique

Pierre Niney et Eric Barbier entourent Laurence et Bernard, avec un point commun pour leurs discussions : le Storch de l'APPARAT.

jeudi 7 juillet 2016

Le Storch au cinéma - une histoire sans image

>En direct de Belgique, depuis un lieu tenu secret, voici quelques informations sur l'aventure de notre Storch préféré dans le monde du cinéma.
Tout d'abord, la confidentialité toute naturelle (quoique frustrante) du projet nous empêche d'en dire trop et surtout de publier des images. Mais votre imagination pourra combler ces manques et je vais tâcher de donner des descriptions adéquates.
Nous avons donc un Storch, transporté en container jusqu'à l'aérodrome de Promesoven (le nom est fictif, mais c'est plus simple), dans le but de participer au film La Promesse de l'Aube, de Eric Barbier.
A l'arrivée du Storch, l'équipe du film n'est pas encore là, elle tourne des scènes dans un autre lieu de Belgique. En revanche, l'équipe de décoration est déjà là, tout comme d'autres avions à décorer pour les mettre au goût de l'époque, la 2e Guerre Mondiale. En langage de cinéma, mettre au goût de l'époque consiste principalement à mettre des couleurs et des cocardes militaires, en fonction du pays représenté, et à user / salir les avions.
En effet, tous les avions invités sont des avions de collection, et à part le Storch ils sont en état de vol et très bien entretenus par leurs propriétaires. Peinture impeccable, lavés tous les jours après les vols. Mais pour le film, nous voulons des avions qui ont vécu, donc avec des rayures, de l'usure, des frottements, de l'huile, de la poussière. C'est là que la déco sait parfaitement rajouter de la fausse poussière, et de la fausse usure pour qu'on croit voir le métal à travers la peinture, alors qu'en fait non.
La magie du cinéma.
Pour le Storch, c'est différent. Notre avion ayant une toile à changer (à part l'aile gauche), ils peuvent aller un peu plus loin en faisant de vrais trous dans la toile. Ca fait un peu mal au coeur de voir les décorateurs enfoncer le cutter là où on leur a montré que ça ne fera pas de dégât, mais c'est ce qui était convenu. Et à la fin, ça donne un avion usé aussi, voir bien mal en point.
Notons le soin apporté par toute l'équipe déco, qui pose bien les questions avant de peindre, qui demande l'autorisation avant de déplacer l'avion, qui fait attention à demander comment ôter tel ou tel plexiglas pour faciliter les prises de vue.
Le résultat final n'est pas esthétiquement plaisant pour ceux qui apprécieraient un Storch prêt à remorquer, mais il faut admettre que c'est de la belle ouvrage et techniquement très réussi. Pour arriver au résultat, les décorateurs ont mis entre 2 et 3 jours. Un jour pour recouvrir les parties sensibles de papier, le reste pour peindre (au rouleau le fond uni) et pour passer les effets d'usure, appelés "patine". Aujourd'hui les plexiglas n'ont pas encore été retirés, mais ça ne saurait tarder.
Grande étape aujourd'hui avec l'arrivée du reste de l'équipe de la Montagne Noire : Bernard Hervé et Laurence.
L'équipe de tournage a migré à Promesoven dans la nuit mais aujourd'hui ils ne commencent à travailler qu'à midi pour finir après minuit. Du coup ce matin nous avons le champ libre pour faire des essais moteur sans craindre de faire du bruit gênant.
Le grand hangar abrite le Storch, un Stampe arrivé la veille et deux Piper. Les Flamant sont dehors, car le reste du hangar sert à construire des décors et d'autres appareillages dont je ne comprends pas encore la destination. Nous sortons le Storch par l'arrière du hanagr qui s'ouvre des deux côtés, à l'aide d'une grande manivelle pour déplacer les portes.
Après une vérification des niveaux et le tour de l'avion, nous attrapons deux extincteurs et nous branchons des VHF afin de pouvoir communiquer entre le pilote (Bernard) et la mécanique (Hervé). Nous brassons (spécialité belge) l'hélice, et le moteur démarre au quart de tour.
Un premier arrêt afin d'investiguer un peu d'essence qui coule mais il s'avère que c'est l'échappement normal quand la pompe est en route. Le moteur redémarre. Et comme tout est stable, nous nous avançons vers le taxiway afin de procéder aux essais de roulage.
Particularité de Promesoven : notre hangar est d'un côté de la route et les pistes de l'autre. Un peu comme à Blagnac, à l'endroit où sont rangés les A320 en attente de moteurs. Heureusement c'est une petite route et les hommes qui gardent l'entrée du site peuvent interrompre le trafic durant notre traversée. En revanche, toutes les voitures qui participent au tournage n'ont pas toujours la même amabilité et les gardiens eux-mêmes s'approchent un peu trop prêt de l'hélice par moment. Il faudra refaire un briefing sécurité.
Une fois sur la taxiway, Bernard répète sa scène : accélération arrêt. Au sol, je rappelle que l'avion n'est pas en état de vol. Exercice facile car déjà répété à la Montagne Noire, mais ici sur du plat c'est encore plus facile de garder l'axe et de rouler un peu plus longtemps sur ce beau et large taxiway.
Répétition inutile alors ? Pas complètement. Si la mécanique a tenu et s'est comportée comme chez nous, la déco n'a pas aimé le souffle du moteur Jacobs. Certaines parties du papier sont parties à la mise en puissance. La déco ne va pas aimer, mais c'est toujours mieux de s'en percevoir là que le jour du tournage.
D'ailleurs il reste quelques jours, et les peintres viennent cet après-midi pour voir comment rattraper le travail. La magie du cinéma va opérer.
En attendant pour ma part je fais un peu de figuration, vous me verrez peut-être au fond de dos, ou flou en premier plan. L'équipe de tournage est très nombreuse, avec des rôles bien déterminés, mais quand on commence à comprendre qui fait quoi on voit que c'est assez efficace. Et si on connaît la bonne personne, ça marche bien. En tant que techniciens avion nous n'avons pas un rôle très important surtout quand le Storch n'est pas au programme du tournage du jour, et pourtant ils savent faire attention à nous.
Et en plus vous savez quoi ? Les repas sur le lieu de tournage sont bons.

mardi 7 juin 2016

Lundi 6 - entoilage et mise en boîte

Quelques infos sur le front du Storch. Le lundi de vent d'Autan a ajouté de la main d'oeuvre aux différents travaux côté APPARAT. La Fauvette est dans sa remorque pour le Causse Méjean (du 18 au 26 juin). Michel, grand soudeur devant l'Eternel et maître du mètre, continue à préparer les supports pour fixer les ailes dans le container qui est bien arrivé. Le fuselage est bien dedans.
La société Entoil' 30, succursale de VVMN, est d'un performance extraordinaire pour entoiler les gouvernes et bientôt l'aile droite du Storch.
La rédaction vous demande de disregard les photos qui peuvent donner une fausse impression de quiétude nonchalante. Ca avance.

Cette année la chemise se porte en chiffon d'un seul côté, par dessus le bleu de travail.

dimanche 29 mai 2016

Samedi 28 mai - on démonte le Storch

L'aventure continue pour le Morane et son escapade en Belgique pour le tournage du film en juillet est toujours bien prévue. Après l'aventure de la remise en route du moteur Jacobs, il fait maintenant mettre l'avion en boîte pour le transport.
Oui parce que voyez-vous, un moteur qui tourne ne déplace pas un avion sur une si longue distance. Et donc, un container, un camion... et quelques heures de travail en plus. Cette semaine une grande étape a été franchie avec le démontage complet de l'avion. Cela se fait en plusieurs étapes, de difficultés variables. D'abord, on retire la gouverne de direction, les 2 plans mobiles de la profondeur, et le plan horizontal. Des boulons, des axes, des pièces mécaniques pas trop lourdes. Cette partie là est facile.
Puis vient la partie vraiment sensible : le démontage du train. Le Criquet est haut sur pattes. Et le container n'est pas assez vaste pour l'accueillir ainsi. Heureusement, le berceau du fuselage existe. Si vous venez à l'aérodrome de temps en temps, vous l'avez sûrement aperçu derrière l'atelier Aubriot. Ce truc qui prend les intempéries depuis quelques dizaines d'années, c'est le berceau du Storch. Et après un peu de brosse métallique, de dégripoil et de graisse, il est de nouveau prêt pour le service.
Le train s'enlève avec les ailes encore en place. C'est plus lourd certes, mais enlever les ailes quand elles sont si haut n'est pas chose aisée. Mieux vaut tout descendre. Le fuselage est muni de deux point d'accroche au niveau de la cloison pare-feu.
Après avoir pensé soulever l'avion avec une grue (ce qui est possible avec le triangle conservé par Bernard), nous avons finalement opté pour un levage. Un levage au moyen de deux chèvres hydrauliques, une de chaque côté. Et ça marche. Il suffit de lever d'environ 50 centimètres et les roues ne touchent plus terre.
L'ensemble est ensuite redescendu et le berceau est mis en place. Viennent ensuite les ailes. Deux ailes, deux techniques. D'abord, notez que les ailes se replient le long du fuselage, ceci afin de faciliter le rangement dans le hangar. L'axe côté bord d'attaque s'enlève, et l'aile pivote autour de la rotule côté bord de fuite. Le mât de l'aile pivote avec elle. Mais même repliées, les ailes prennent encore trop de place pour tenir dans le container.
Afin de faciliter la manutention et d'anticiper la fixation des ailes pour le transport, Michel a fabriqué deux barres métalliques qui se fixent au bout des ailes, en utilisant des passages de tubes prévus à cet effet. Je sais bien que mon explication n'est pas très visuelle mais l'important est de retenir qu'à la fin, il y a un support parallèle à une nervure, au bout de chaque aile. Bien sûr pour fixer ces supports de l'intérieur de l'aile entoilée, il a fallu percer la toile et fixer deux trappes de visite.
Pour l'aile droite, nous positionnons la surface à un angle d'environ 45°. C'est dans cette position que l'aile tient toute seule, sans avoir besoin ni de pousser ni de tirer. Avec un premier tréteau en bout d'aile, nous démontons le mât. Avec un autre tréteau à l'emplanture, nous défaisons l'axe de la rotule de bord de fuite, dernier lien entre l'aile et le fuselage. Il ne reste alors qu'à redescendre l'aile sur des tréteaux plus bas et au bon endroit dans le hangar.
Pour la deuxième aile, nous partons de la position "aile déployée". Notez au passage qu'avec une seule aile déployée, le berceau tient en équilibre malgré le poids d'un seul côté. Cette fois, nous réutilisons une chèvre, et nous la mettons en bout d'aile pour soulever par le support installé plus tôt. Une seule personne est donc nécessaire de ce côté, et la chèvre assure un déplacement dans toutes les directions.
A l'emplanture, deux personnes soulèvent, Claude retire l'axe d'attaque, Bernard enlève l'axe de la rotule de fuite. Et on pose l'aile sur un tréteau. Puis de nouveau, déplacement de l'aile vers les tréteaux définitifs à hauteur normale.
Il ne reste qu'à pousser un peu le fuselage et les portes peuvent fermer.
Dernière étape pour ce samedi, nous préparons le support côté emplanture. Il sera plus compliqué qu'au saumon mais il y a des point d'attache et Michel saura souder les barres et les pas de vis à fixer au niveau de ces points.
Tout ce qui précède a été fait sur plusieurs jours, mais nous ne parlons pas de journées complètes. La dépose des ailes n'a pu débuter samedi qu'à 18h, pour cause de visiteurs. La société d'histoire de Revel nous rendait en effet visite, et nous ne pouvions pas refuser d'accueillir nos voisins amis du patrimoine.
Sur une note plus triste, nous regrettons tous le silence qui règne à table quand nous sortons le saucisson. Ursa n'est plus là pour quémander, elle est partie au paradis des petits chiens ce vendredi. Après 13 ans de présence fidèle sur l'aérodrome, nous te disons au revoir.

mardi 3 mai 2016

Petits progrès sur le Storch

Chers lecteurs, dans cet article de nouvelles sur le Storch, je tiens à commencer par parler du T21.
Le planeur redescendu de son arbre est à l'abri dans le hangar. Personne ne s'est occupé de lui parce qu'il n'est pas la priorité du moment mais nous ne l'oublions pas.
L'article sur sa montée dans l'arbre a eu 1500 vues, ce qui contraste nettement avec la cinquantaine en moyenne sur ce blog. Mais nous ne chassons pas les "likes" et je suis désolé de vous annoncer que nous allons revenir à des activités plus classiques et moins tape-à-l'oeil.
La météo étant soit humide soit venteuse, la sortie des machines n'a pas été facile le weekend dernier. Comme nous en sommes aux essais de démarrage, comprenez que l'intérieur du hangar est très mal adapté à l'activité. Il faut sortir l'avion. Et donc le weekend dernier... pas possible.
Mais nous ne sommes pas restés inactifs. La moitié de profondeur non-montée est désormais montée. Le réservoir de carburant a été rempli et les tuyauteries inspectées en recherche de fuites. Ben non, ya pas.
Le vent d'Autan revenant dès jeudi, nous avons profité de l'accalmie de ce jour pour faire des essais de démarreur. Le moteur tourne mais n'explose pas encore. Le carburant arrive au bout, la pression d'huile est bonne. Demain, vérification de l'allumage et nouveaux essais.
Le hangar Mistral est organisé pour faire sortir plus facilement les avions. Notez donc le Zlin en fin de visite annuelle, le Storch en remise en forme, et le NC à droite. Les planeurs juste derrière et ils peuvent sortir une fois les avions dehors.