dimanche 26 avril 2015

Samedi 25 avril - on range

Venez nombreux samedi 25 à 14h, on vous attend pour démonter l'edelweiss. Ah bon on a une edelweiss ? Bon, ok, c'est un acba 3, c'est à dire un empennage en croix monté sur une edelweiss qui a perdu son V. Il n'empêche, il faut démonter le planeur pour faire de la place : le Spal arrive. Quel Spal ? Mais bon sang je ne comprends rien. Lecteur rassure-toi, le blog va t'aider.
L'edelweiss d'abord.
Pour ceux qui ont l'habitude de se promener dans le hangar, il n'est même pas certain que vous sachiez de quel planeur je parle. C'est normal, c'est celui tout au fond à gauche. Une aile au dessus du bijave, une aile sous le coutouli. Et devant, il y a le fouga CM8 qui attire un peu plus l'oeil avec sa couleur rouge et son empennage toujours en V, lui. Voilà, maintenant vous avez où est cet edelweiss, ou en tout cas où il était samedi vers midi. Et je vous rappelle que le but est de démonter ce planeur. Le planeur au fond, tout serré et imbriqué dans les autres... Vous me voyez venir.
Démonter un planeur dans un hangar çs se fait, mais il faut au moins le mettre à l'horizontal, et s'assurer qu'on peut marcher tout autour, porter et déplacer les ailes. Dans la position initiale de l'acba, ce n'est pas possible. Il faut donc le dégager et pour cela pousser tout ce qui est devant. Devant l'acba, il y a le fouga. Devant le fouga, le Storch, puis le fokka, la fauvette, le T21, le NV le Zlin, le 904. Ah oui quand même. En plus certains de ces machines ne sortent que pour Aérorétromobile, donc elles sont bien tankées au fond, serrées au maximum, peu mobiles. Mais on y va.
On sort complètement les 2 avions volants, le 904 et la fauvette, le T21 et le fokka. Ca fait du monde sur le parking.
A l'intérieur, on avance le Storch, et pour cela il faut lui lever la queue pour passer par dessus l'aile de l'acba. C'est lourd une queue de Storch en fait. Tout bouge à l'aide d'un crabe qui permet des mouvements divers et variés. Et finalement à 4 on arrive à dégager suffisamment de place autour du planeur souhaité. C'est bon, on va pouvoir démonter sur place.
A ce moment, comme par miracle, des bras supplémentaires entrent dans le hangar. Les bras cherchent un pilote remorqueur. On leur propose de nous aider à déposer les ailes, et ensuite on leur trouvera un pilote. Deal. Le planeur se démonte sans difficulté, et stocké au fond du hangar. Les axes et les commandes sont protégées de la poussière, on prend soin des machines.
Après un petit tour en piste pour honorer la promesse du remorquage, la manche à air en direction Autan annule les décollages et nous volà de retour au hangar. Il faut maintenant tout remettre en gagnnt la place souhaitée. Le fouga remplace l'acba, le fokka remplace le fouga. Le Storch est remis à sa place et ensuite le reste rentre aussi. L'ancienne place de la fauvette est désormais libre. Ce n'est pas parfait parce qu'avec l'heure le rangement s'est fait moins précis, mais il y aura de la place pour le spal.
Et donc ce Spal, quel est-il ? Un Spalinger S18, le planeur qui a obtenu le record du monde de durée en 1942... à la Montagne Noire. Il y a peu de planeur aussi emblématique que celui-là sur notre aérodrome. Celui-ci appartient à François qui le met à disposition de l'APPARAT. Il est en état de vol et les membres de l'APPARAT qui ont l'expérience du Nord 2000 pourront tout à fait voler dessus.
Le planeur est livré dans une remorque tout en bois dont la peinture craquelée ne masque pas l'élégance. La remorque n'étant tout de même pas taillée pour les longs trajets, c'est sur un camion qu'elle arrive au terrain. Merci à Pierre, le routier sympa.
Tout cela pour dire que ça bouge toujours à l'APPARAT, on vous l'avais dit.

lundi 30 mars 2015

L'Assemblée Générale de 2014... en 2015

Rien de bien étonnant me direz-vous, on fait souvent comme ça à l'APPARAT : l'AG a lieu au début de l'année suivante. On n'en est pas encore à faire l'AG de 2013 en 2015 quand même.
L'AG de l'APPARAT, c'est aussi l'occasion de croiser tout le monde, de se retrouver autour d'un verre et d'une assiette, pour narrer de belles histoires d'aéronefs et de pilotes.
L'AG, c'est aussi un mois de préparation pour le bureau, mais il faut bien qu'on bosse un peu de temps en temps.
Avec une organisation en continu tout le mois de mars, difficile de dire quand ont eu lieu les dernier préparatifs. Le samedi de la veille, la salle d'exposition était déjà débarrassée de la rangée centrale de panneaux, le billard était installé. Le billard ?
Pour ceux qui ont lu avec attention les articles précédents, vous avez bien dû voir cette photo d'une table retournée et une allusion à la fin de l'article sur le 904. Il y a donc un billard dans la cantine. Mais pas n'importe quel billard : LE billard historique qui était là avec le Centre de Vol à Voile. Ce billard était part à St Auban, et il est revenu cette année. Doté d'un tapis tout neuf, il est dorénavant prêt à accueillir les joueurs de carambole, du moment que ceux-ci le traitent avec respect et soin.
Pour l'occasion, le billard a été recouvert d'un grand plateau-qui-fait-table, c'est plus pratique et plus sécurisant pour servir le buffet.
Mais avant le buffet, il y a l'AG. Habillé de sa veste présidentielle, Bernard accueille les membres de l'APPARAT qui sont pour certains venus de loin. Avec le changement d'heure et la ponctualité qui nous a rendu célèbre, nous commencerons l'AG avec finalement moins d'une heure de retard.
S'ensuit ce que vous connaissez : rapport moral, rapport financier, rapport d'activité. Quelques questions pour réveiller tout le monde et c'est fini.
Le miracle de l'année, c'est que nous avons fait la photo de groupe. Ca faisait un moment que nous n'en avions pas pris une. Ayest-c'est-fait.
La grisaille des nuages et le fort vent n'incite pas à rester dehors, mais plutôt à rentrer à l'abri et à entamer la sangria. Le buffet a été préparé et servi par l'équipe féminine de l'APPARAT qui n'a pas ménagé ses efforts.
Tout est fameux, la quantité est là, et le concept du manger-debout permet de discuter avec plusieurs personnes facilement. Il est vrai que s'asseoir de temps en temps fait du bien aussi, mais on ne peut pas tout avoir.
Quand vient l'heure de la tropézienne arrosée à la blanquette, les fenêtre embuées laissent tout de même passer une vingtaine de bruits de moteurs : c'est l'heure des visiteurs. Oui parce qu'à l'APPARAT on ne recule devant rien : on fait visiter le jour de l'AG. Pendant que certains sont au rangement, d'autres se transforment en guides pour faire découvrir le hangar et la cantine à la trentaine de visiteurs venus dans leurs automobiles de collection.
La pluie part mais le vent reste. Finalement rien ne volera aujourd'hui, dommage pour les yeux émerveillés des apparatchiks.
L'année est donc repartie avec de beaux projets, quelques changements au bureau (Jean-Paul est secrétaire, Olivier devient trésorier) et vivement qu'on mette le 904 en l'air !
Merci à celles et ceux qui ont oeuvré pour que cette journée soit agréable pour tous : cuisine, nettoyage, rangement, installation, photo, visites, paperasse. Et merci à vous tous d'être venus !

lundi 16 mars 2015

Arrivée du Breguet 904 S F-CCFY

Ca y est, vous savez.
Ces préparatifs, cette remorque. C'était pour ça.
L'opération a eu lieu mardi dernier. Partis de la Montagne Noire la veille, Bernard Claude et Alain ont rejoint les Alpilles à la tombée de la nuit.
Avec une préparation non sans efforts et la course en sac habituelle : remorque prête lundi à 15h, visite médicale pour le permis et assurance remorque, ANEPVV ce lundi matin, départ à 16h et arrivée aux Alpilles vers 21h. Zénon et Jean-Claude les attendaient encore !
Mardi le chargement a duré jusqu'à 15h avec l'aide d'Olivier et de son père. Olivier, qui se sépare de son FY, arrive encore à sourire en voyant partir beau son planeur. Mais il sait qu'il part plus loin pour voler plus souvent.
Suivi d'un départ à 16h et une arrivée au hangar vers 21h. Heureusement que la place pour la remorque avait été réservée.
Et ce samedi, remontés comme pas trois au plaisir de rendre le service au nouveau planeur les lèves-tôt se seraient presque trompé de hangar.
Mais avant il faut prendre des forces. Les grandes plumes ça demande de la force. ASH30, Bijave, 904... au dessus de 15 mètres vous pouvez préparer vos muscles. Et donc, mettons de l'énergie dans ces muscles. Il ne fait pas très beau, on peu même prendre un fond de vin avec la pizza, les radis, le foie gras. Tout ça avant le confit et le rôti de boeuf. On enchaîne sur du fromage, une tarte bretonne et une tarte au citron. Repas frugal.
Un petit café ? Bon d'accord.
Et comme, le jour se levant, il est déjà 15h, quelques bras sont arrivés au terrain, on va pouvoir monter la bête. Ne traînons pas, le nuage noir qui pointe derrière le hall de montage ne nous dit rien qui vaille.
A six par aile, il faut bien ça, on arrive à passer par dessus le bord de la remorque. Les ailes sont posées juste à l'entrée du hangar, mais la droite dépasse un peu. C'est grand.
Une fois oublié le poids des éléments, le planeur se monte facilement. Il faudrait un porte-aile-de-janus pour aller encoer mieux, rapport aux volets. Pour la prochaine fois.
Quand la pluie arrive, tout est monté et on pousse le Breguet à l'intérieur pour l'abriter. Il trouvera sa place définitive grâce à un crabe, afin que le Zlin puisse également revenir sous le toit. Les commandes sont branchées, et Henri commencent déjà à trouver la place arrière agréable. C'est vrai qu'on a envie de s'installer et de prendre l'air. Bientôt.
Bon, il reste tout de même cette histoire de table retournée dans la cantine. Mais ce sera pour une autre fois.

lundi 9 mars 2015

Il se trame quelque chose...

Ceux qui sont venus sur l'aérodrome depuis moins d'une semaine ont sans doute aperçu de l'activité, principalement autour d'une remorque. Mais commençons déjà par termine l'article de la dernière fois.
Je vous parlais de la petite salle côté hangar. Voici un aperçu de ce qu'on peut y voir :
Mais cette remorque alors ? Que quoi comment et surtout pourquoi ? Ben pour aller chercher un planeur bien sûr. Mais venez à l'Assemblée Générale, vous saurez tout. Peut-être même avant si on le remonte et que je vous fais une photo.
Et pendant ce temps, on a même le temps de voler un peu. Hier, c'est le T21 qui a fait 2 vols.

lundi 16 février 2015

L'exposition s'agrandit et se renouvelle

Ne croyez pas que l'hiver gèle les ardeurs des bénévoles de l'APPARAT. Loin de là. Les mois passés, de nombreux travaux ont eu lieu rien que dans la cantine du Centre de Vol à Voile de la Montagne Noire.
Le circuit de chauffage d'abord. Il a été remis en service afin de permettre un peu de chaleur dans l'exposition. Et dans l'exposition, ce sont maintenant trois rangées de panneaux qui permettent d'exposer les richesses du patrimoine, contre deux auparavant. La collection s'est enrichie notamment d'une grande photo du Zlin qui a rejoint le hangar en avril dernier.
Et enfin, une collection d'aquarelles du musée d'Air France enrichissent l'exposition, et des affiches grand format restent à accrocher.
Quant à la petite salle côté hangar, elle accueille une nouvelle surprise... Plus de nouvelles bientôt.

lundi 13 octobre 2014

11 et 12 octobre - le NC au Nogaro Classic Festival

Pour changer un peu des travaux et de l'entretien, de la compta et des vols en local, le F-PZAC avait décidé de s'exporter à Nogaro, pour le flyin' du Classic Festival 2014. Et qu'est-ce donc un flyin' ? Ce sont des avions qui viennent se rencontrer sur un aérodrome. Ce n'est pas un meeting aérien, c'est un exposition statique, ouverte au public. Et si les avions exposés en statique veulent décoller et voler, ils le peuvent. L'aérodrome est actif comme les autres jours, la réglementation aéronautique reste en vigueur. Et ça permet de voler ensemble dans un un bon esprit, simple et sans prise de tête.
En fin ça, c'est quand on y est. Car ce weekend, la météo avait prévu de la pluie et de l'Autan pour dimanche. Et elle n'avait pas prévu la brume tenace de samedi matin. L'un dans l'autre, il fallait être optimiste et visionnaire pour espérer décoller. Oui à l'APPARAT, on est visionnaires.
Profitant du sursis offert par la brume, Bernard et Olivier vérifient l'alimentation électrique et installent les bagages dans l'avion. En voyage, il faut emporter les chargeurs, les amarres, les housses. Mais aussi les GPS, les vêtements de rechange, quelque outils, de l'huile. Et encore on a oublié la banderole et le panneau de l'avion. Au bout d'un moment, le coffre est plein et tout est attaché.
La première étape du voyage consiste à faire le plein. Le voyage prévu est estimé à 1H10, il commence avec un petit saut vers Castelnaudary. Puis c'est le redécollage vers Nogaro, en passant au sud de Toulouse. Il fait grand beau, la navigation avance comme prévu, la vitesse sol est plus élevée que les 140 km/h estimés. Le vent d'Autan est là, même faiblement.
A Nogaro, la piste 14 accueille les roues du NC avec plaisir. En bout de piste à gauche, une bretelle mène vers le parking. Le NC est garé par les organisateurs derrière un Nord 3202 et un Ryan. L'accueil est chaleureux, le soleil aussi.
Les avions sur place sont beaux, il y a plusieurs Stampes, et parfois une auto s'approche pour des photos en patrouille au sol.
Mais c'est pas tout ça, si on volait ? Un piper, un photographe, un petit briefing et hop, c'est parti pour un vol en patrouille à but photographique. Par 3/4 arrière droit, le NC suit le piper autour de l'aérodrome et un peu vers le couchant.
Le photographe fait quelques gestes, pour s'éloigner, pour monter, pour amorcer quelques virages. L'objectif est d'avoir une photo avec le disque de l'hélice, et une photo un peu dynamique, donc en virage. En voici une issue d'un tri préliminaire.
Retour au sol, et redépart aussitôt. Il y a un passionné qui n'a pas volé aujourd'hui et c'est un scandale. Bernard reste au sol, Olivier emmène le passager, qui pilotera quasiment tout le vol, dont un beau passage dans les règles à quelques mètres du sol. Et je mets un pluriel juste pour faire beau. Après le vol, le NC est abrité dans un hangar à planeur. Le club de vol à voile a même démonté quelques planeurs pour faire de la place aux avions en bois et toile, quand je vous dis que l'accueil est bon.
Le nuit tombant, le repas du soir s'organise. Nous sommes dans le Gers, il y aura forcément du canard. Et plutôt deux fois qu'une. Ah oui, et de l'armagnac aussi. Pareil, plutôt deux fois qu'une. Pas grave, personne ne conduit ce soir.
Après une nuit dans une bonne auberge, agréable et confortablement installée, il est temps d'ouvrir les volets de nouveau. Le soleil est de nouveau radieux. On va revoler aujourd'hui, oh oui.
Mais d'abord, il est temps de profiter du rassemblement automobile tout proche. Oui, car Nogaro Classic Festival, c'est une vingtaine d'avions, mais aussi plusieurs centaines de voitures. De tous âges, de tous horizons et tout sur le parking, les paddocks et la piste du circuit Paul Armagnac qui par chance touche l'aérodrome. A pied ou en navette gratuite, il est possible de rejoindre le circuit rapidement. Il y a des voitures partout, ça brille, ça vrombit. Sur le circuit, différentes catégories tournent par créneaux de 20 minutes, puis laissent la place. GT, monoplaces, avant-guerre, il y en a pour tous les goûts et toutes les tolérances au bruit.
Pour le repas du midi, les pilotes ont accès à la salle VIP du circuit. Le buffet est mangé sur de belles tables rondes nappées de blanc, et en plus on voit la piste de là. Bon ok, c'est la pause de midi et les voitures ne tournent plus. Mais quand même, on voit la piste. Le repas est pris notamment avec Replic'Air, et Gilles qui est venu avec son Bücker.
L'après-midi, il est temps de revoler, parce que le matin a été trop terrestre. Bernard s'envole pour un tour de Jungmann, puis le NC décolle pour un vol en patrouille avec les deux pipers jaunes.
L'après-midi est bien avancé(e), il est temps de prendre le chemin du retour. Mais avant, il faut remplir le réservoir de bonne 100LL. Miam. Au loin les nuages grossissent. Un coup de fil à la Montagne Noire et Bernard est soudain pressé de rentrer. Des congestus sont annoncés. Le vent d'Autan est confirmé.
Finalement, à part un peu de vent de face qui diminue la moyenne, le trajet du retour est fait sans histoire. Toujours par le sud de Toulouse, mais sans le détour à Castelnaudary. A la Montagne Noire, l'approche vent d'Autan est un peu différente de l'approche habituelle, mais avec les bons trucs elle s'opère sans difficulté et le NC touche les roues avant 19h. Le temps de le ranger, et le weekend se termine. Il fait presque nuit, ce qui est une bonne façon de terminer deux jours de grand soleil.
Pour aller plus loin et lire le point de vue automobile, voyez cet article avec d'autres photos du NC parmi les nombreuses automobiles.